des arbres poussent
aux épaules des poètes
qui persistent à croire
que ce sont des ailes entravées

Michel X Côté, 2014, Rivière errante

*

Sans nouvelles depuis l’automne. Un peu de silence. Retour du Chili, terre australe. Le nouvel arbre se cambre. Je travaille sur un manuscrit et un projet de poème affiche avec une amie, peut-être associé au manuscrit. Nous verrons.

Dans mon ermitage, bien des lectures, aussi. Roberto Juarroz, Neruda, Martine Audet, Normand de Bellefeuille et autres camarades. Je découvre encore la lumière Nord Sud de Nicolas de Staël.

2015 à venir.

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Un vidéo réalisé par Les Éditions de la Tournure – Coop de solidarité pour présenter mon recueil Martelages. J’y lis le poème Abattis.

Je vous rappelle que le recueil est toujours disponible via PAYPAL sur le site de la Tournure et dans plusieurs librairies. Je possède aussi des exemplaires pour les intéressés.

Poème pour Ukrainiens

Mouvoir l’attire

Quitter la haine debout
Peindre et l’homme
Pour survoler et encore
Revendiquer la main
La seule tenure

Au sommet de la croix
Aigle aigreur         les fiertés
Sanctionnables de la source
Refondent les eaux

Se cassent blés et jointures
Sur le revers des chapeaux
Coupés

Pour faire connaissance, un poète ukrainien, Taras Chevtchenko, http://www.chevtchenko-qc.ca/pages/poesies.html.

mon corps et moi

Tombeau de René Crevel

© Betty Goodwin

moins les images, que cet état
On prend une toile, des pinceaux. On prend du
nocturnes par un seul fait. À midi les accessoires

cherchons les sensations nettes et insuffisantes
ornaient ma chambre
rêve, et pourtant
Pourtant, je le
secousse

en deux, nous nous apercevons que
toujours à ces soi-disant

mordue, mais
oui, ma langue
il plaît à nos minutes lucides d’amonceler.

Paul-Marie Lapointe, 1979, Tombeau de René Crevel

*

Notre bibliothèque particulière
Ressac nos écrits
La pluie remise

Paul-marie Lapointe arrache la langue au jour et inscrit chaque lettre dans nos corps. Le radical poète.

1

Les petits scribes de l’aurore
Tardent dans la nuit
Fissurent le doute véridique
Je ne suis plus chez moi
De terre actuelle
Mais j’havre en nous 

*

Mon recueil Martelages est maintenant disponible dans ces librairies :

  • Librairie La Passe, 1214 De la Montagne, Montréal
    Librairie Le port de tête, 262 av. Mont-Royal E., Montréal
    Librairie L’écume des jours, 125 Saint-Viateur O., Montréal
    Coop UQAM, Pavillon Judith-Jasmin, 405 Sainte-Catherine E., Montréal
    Librairie Olivieri, 5219 Côte-des-Neiges, Montréal
    Librairie Raffin, 6330 rue Saint-Hubert, Montréal
    Librairie du Square, 3453 rue Saint-Denis, Montréal
    Librairie Zone libre, 262 rue Sainte-Catherine Est, Montréal
    Galerie Rack, 3714 rue Notre-Dame Ouest, Montréal
    Librairie Alire, 17-825 rue Saint-Laurent O., Longueuil
    Librairie L’alphabet, 120 rue Saint-Germain O., Rimouski
    Librarie Vénus, 21 rue Saint-Pierre, Rimouski
    Librairie Pantoute, 1100 rue Saint-Jean, Québec

Il est disponible via PAYPAL sur le site de La Tournure : http://latournure.org/ses-effusions/martelages/.

J’ai aussi quelques exemplaires en ma possession pour les intéressés.

*

L’image de la couverture découle de Pins gris V, Peinture ignifuge sur bois pressé, 5 X 7 », 2014 de Claude-Olivier Guay.

DesoeuvreDésoeuvré

Rendre l’accessible à la fontaine
Sculptée de nos remous
Les valeurs trainées des pas
Dans la pénéplaine entaillée

J’estime à grandes eaux
Percer eaux-fortes
Le trait violacé
Sur la nuit vibratile

Je suis étroué de partout
Les coins brimés
En deçà les feuilles mortes

Au vent sur neige
Le son des montagnes
Me couper l’empreinte
Du chargement les grumes

Poème écorce écorche printemps

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