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Livre

des arbres poussent
aux épaules des poètes
qui persistent à croire
que ce sont des ailes entravées

Michel X Côté, 2014, Rivière errante

*

Sans nouvelles depuis l’automne. Un peu de silence. Retour du Chili, terre australe. Le nouvel arbre se cambre. Je travaille sur un manuscrit et un projet de poème affiche avec une amie, peut-être associé au manuscrit. Nous verrons.

Dans mon ermitage, bien des lectures, aussi. Roberto Juarroz, Neruda, Martine Audet, Normand de Bellefeuille et autres camarades. Je découvre encore la lumière Nord Sud de Nicolas de Staël.

2015 à venir.

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Un vidéo réalisé par Les Éditions de la Tournure – Coop de solidarité pour présenter mon recueil Martelages. J’y lis le poème Abattis.

Je vous rappelle que le recueil est toujours disponible via PAYPAL sur le site de la Tournure et dans plusieurs librairies. Je possède aussi des exemplaires pour les intéressés.

Tu es pressé d’écrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
René Char

Les cendres

La toundra s’éloigne la trouée
Les suites dans les regards
Du sud nos parages
Les dires changés en héritage

Les faces longues s’étirent
Nos images fuyant la tempête
Je suis réflexe à entourer
Ungava baie ouverte
L’alcool lièvre couleur
Plaquebière en ressève

*

J’étais ailleurs. J’étais malade. J’ai envoyé des cartes. J’ai été à même les livres. Semprun, Yourcenar, des poètes russes au XXème siècle, Giguère, toujours Miron. Je suis. Je m’étire.

Aussi, manuscrit envoyé, il ne reste que l’attente. Et l’espoir.

Continuer écrire.

*

Comme la mer frappe encore ma tête
Hors fleuve hors limite
Je remplis les creux de quelques mots

Je connaissais de nom, mais sans plus. Ici dans le mi-Nord, c’est plus difficile de rencontrer des auteurs, des nouveaux surtout. Heureusement, un organisme chargé d’aider les gens à s’alphabétiser vend des livres usagés. La poésie qui s’y trouvait était dans le bac à rabais. C’est là que j’ai trouvé ce livre pour quelques sous. Capitale de la douleur suivi de L’amour la poésie de Paul Éluard.

Ne plus partager

Au soir de la folie, nu et clair,
L’espace entre les choses a la forme de mes paroles,
La forme des paroles d’un inconnu,
D’un vagabond qui dénoue la ceinture de sa gorge
Et qui prend les échos au lasso.
                         
Entre des arbres et des barrières,
Entre des murs et des mâchoires,
Entre ce grand oiseau tremblant
Et la colline qui l’accable,
L’espace a la forme de mes regards.
                  
Mes yeux sont inutiles,
Le règne de la poussière est fini,
La chevelure de la route a mis son manteau rigide,
Elle ne fuit plus, je ne bouge plus,
Tous les ponts sont coupés, le ciel n’y passera plus,
Je peux bien n’y plus voir.
Le monde se détache de mon univers
Et, tout au sommet des batailles,
Quand la saison du sang se fane dans mon cerveau,
Je distingue le jour de cette clarté d’homme
Qui est la mienne,
Je distingue le vertige de la liberté,
La mort de l’ivresse,
Le sommeil du rêve,
               
Ô reflets sur moi-même ! ô mes reflets sanglants !

Excellente pêche.


par Martin Patenaude-Monette et Sébastien Auger, 2011
ISBN 978-2-9812898-0-3
48 pages
200 exemplaires

Une première bande dessinée poétique publiée à compte d’auteur, ayant pour thème la chasse à l’orignal. Dessin de l’ami Martin Patenaude-Monette, texte de moi-même.

Les brumes ne se chassent pas

Elles restent prises

Pour plus d’informations :

http://www.martinpm.info/boutique/

ou

https://www.etsy.com/ca-fr/listing/153289267/le-temps-defait?ref=shop_home_active_1

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