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Archives Mensuelles: mars 2013

Pour construire de l’art mieux
Exprimer l’homme

Blanc dessin

Je me neige
À marcher pieds nus
Comme un sacrifié

Les vents dans ma tête
Ma matinée agite
Insiste sur l’insurrection
Île dans sa largeur

Je nous blanc dessine
Pour se donner une incorrigible

Fin d’hiver. Je quitte l’hibernation. Je pars sur la longue route longue. J’oublie le retour, pour l’instant.

La fulgurance
N’y a rien d’idéal

La noirceur est moins présente. L’hiver quittera, pour revenir, mais nous le savons. Ne pas oublier les printemps, les printemps des peuples qui reviennent toujours. Au delà des luttes, des marches, d’indépendance toujours à refaire. La vélocité du poème, la vélocité de vivre.

La proximité

Nos grandes gueules d’échasse
Sourient aux innocents
Vannés sinon l’hymne
À disparaître

Cherchent gouverne
La nocturne salue nos anses
Valser comme société calcique
Laissons jaunir le temps

Maintenant ou ailleurs
Étendre la réalité aux visions

*

Mordre

Se refermer le monde
Comme avalanche avale
Un vestige suranné
De vieillesses forêts

J’écoute égare
Mais n’ignore plus
L’échange
Les feux rapprochés

Par ce printemps malmené
Retour fous migrants
Les chants me sursautent
Battements retendus

Vladimir Maïakovski, image de Radio-Canada.caMaïakovski est un poète vivant, endormi parfois, rarement calme ou mort.


Dorez-vous à l’or du soleil, herbes et fleurs !
Que se printanisent les vies des éléments divers !
Je veux un seul poison —
boire et boire des vers.

Voleuse de mon cœur
auquel tu as tout pris,
tourment de mon âme en délire,
reçois ce présent, ma chérie
il se peut que je n’ai plus jamais rien à dire.

Décorez en fête la date aujourd’hui
Qu’agisse
cette magie semblable au calvaire.
— Vous voyez —
je suis cloué sur le papier
avec les clous des vers.

Vladimir Maïakovski, 1916, La flûte des vertèbres
dans À pleine voix, Anthologie poétique 1915-1930

À pleine voix - Vladimir Maïakovski

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