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Archives Mensuelles: juillet 2012

« Nomme le temps nouveau par ses noms
étrangers, ô ma langue, accueille l’étranger
lointain et la prose simple de la vie, que mûrisse
ma poésie. Qui, si je ne m’exprimais par la poésie,
me comprendra ? Qui, si je ne m’exprimais
par la poésie, me parlera d’une nostalgie cachée
pour un temps perdu ? Et qui,
si je ne m’exprimais
par la poésie, connaîtra la terre de l’étranger. »

Extrait de C’est mardi et le temps est clair
du recueil Comme des fleurs d’amandier ou plus loin
du poète palestinien Mahmoud Darwich

Encore un poète dont je m’étais promis de lire quelque chose, depuis déjà longtemps. Un retard qui a valu tout son intervalle. Une belle mer de mots dans un souffle digne des temps, peut-être en pleine mer humaine.

Asile de ciel

Les vagues au café
Oublie leurs lueurs
Rien n’est la demeure
Sextant sa vie en course
Ne t’enferme pas
Il me reste une maison sans armure

Écrire des dessins trop lumineux
Pour notre œil pauvre
Les pages claquent au vent
Tu n’étais plus là
Pour tout tenir

Il ne m’en faut pas plus
De jaune que toi
De toi partout sur ma toile
Le ciel changeant
Vers où l’on va

Le soleil occupe beaucoup de place dans une vie. Il devrait. Je cherche souvent à travers livres, à travers toute la nature, un peu de ce que je pourrais y trouver. Mettre des mots sur nos vies, mettre des mots pour se libérer et prendre possession de celle-ci.

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