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Archives Mensuelles: juin 2012

Je sais, ma réponse précédente a tardé. Je n’étais pas loin. Et en même temps, si loin. J’étais au large, en pleine mer. Au large de moi-même, j’étais un peu balloté entre deux eaux. Avec des livres puants le poisson et la solitude. Mais je retrouve ma terre, ma terre de poésie et son retour est solaire.

Je retrouve l’écriture.

Grimailles

J’arrache je creuse
Ma flopée de courage
En gestation
Du banc l’échelle vitale
Frayère en mots à mots

Vivre de vie
De la folie ma minerve
Que fièvre la solitude
La figure s’égraine lente
Mon statut de faiseur de mots
En petites roches
De la poussière assise
Sur mes respirations marcheur
Les deux mains tendues
Devant au poème lié

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Aller à Ottawa en fin de semaine un peu sur un coup de tête, aller-retour. C’était pour voir l’exposé de l’exposition de l’imposant Van Gogh, au Musée des beaux-arts du plus beau pays du monde. Magnifique.

Vincent van Gogh Les tournesols, 1887 Kunstmuseum Bern Don du Prof. Hans R. Hahnloser, Berne

Il y avait ces mots au mur d’une des salles  :

« Oh le beau soleil d’ici en plein été, cela tape à la tête et je ne doute aucunement qu’on en devienne toqué. Or l’étant déjà auparavant, je ne fais qu’en jouir. »

Vincent Van Gogh à Émile Bernard, Arles, 21 août 1888

Je n’ai pu que laisser tout tomber et les noter. Prendre du temps pour le beauté, c’est vivre.

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