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Archives Mensuelles: mai 2012

Une loi inadmissible. L’espoir revenu de l’agitation. Cela me force à écrire sec et rapide, à vouloir tout dire ce qui change et changera. Surtout, ce qui doit changer. Changer parce que j’ai été surpris de cette génération qu’on disait oubliée dans elle-même à vivre son petit confort d’instantané légué par pères et mères productifs. Lorsque s’effondre un avenir facile, un non-avenir, cette même génération me surprend en prenant les devants. Tous ces gens dans la rue pour sortir de leur indifférence quotidienne. Même quinze minutes, c’est terriblement mieux que ces dernières années à se taire et garder le dépit au travers de soi. Je souhaite de continuer à rêver, à vouloir changer pour tous ceux qui sont contre. Tous ceux qui ne comprennent pas encore bien à quoi tout cela pourra nous mener. Un réveil lutte toujours contre une certaine lourdeur. Une fois l’inertie passée, nous pouvons avancer. Lever nos pieds.

Cela vient un peut tard, mais c’était déjà là, pour moi. Je répète ce que plusieurs ont déjà dit. Je retransmets peut-être. Je suis avec vous tous.

Brisée

J’insigne honneur de ne pas fuir
En crevasses idéales
Le réseau de mes idées
Brisées un mince fil
Le produit farouche
De tant d’année La terre
Au moment où je rêvais
D’ailleurs c’était possible

Mes bottes se trainent liment
Aciel acier le sable vent
Mouvement lent
De recherches d’années
Fêlées le rythme du continent
Dans chaque pas donné
Version traduite de moi-même
Nécessaire rompu de trappe solaire

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comme dirait l’Amérique, je suis seul de tous les matins qui se lèvent sans moi
aujourd’hui un vieux motel, un vieux lit, rien qui ne change malgré nous
ailleurs c’est ici et vide de tout son sens
aller dire aux autres que la forêt me cherche dans la ville
aller dire que mon père mourra de terre fragile
aller dire au revoir à tous ceux qui oublie nos vies
parce que maintenant le temps seul rattrape
les chutes les manques les voitures vides de leur individu
entre tout ça, si je choisis l’idéal liberté
conscience de son sens, de sa force
je me dois d’agir de refuser la faiblesse de ma volonté
ressurgir et annoncer, prendre présent
sinon aussi bien laisser la mort naturelle venir prendre ce qu’elle doit prendre
enterrer nos âmes

 

L’Amérique, la terre, que de vaste américanité francophone traverse notre faible nordicité de Québécois. Savoir que tout cela est à nous. C’est un bon pas. Je  me revendique le Wisconsin, les rocheuses et toutes les grandes plaines, si vous voulez savoir.

Affamé de fièvre manifeste
Les vergers parlent
De la cité
L’animal du risque
Un plein nid
Au midi langue de prélèvement
Pic le ciel flambant
Rude rouge de raison rage
Coule calme mes errances
Je suis orme
De ne plus m’entendre

Le soleil se lève sur le lac. Je mets en balance les tracas et malheurs. Avec ce qui empêche de vivre, la vie gagne toujours. J’écris.

Pour avril qui nous quitte dernièrement et pour ce qui reste encore à faire au printemps
De mon cahier

Avril

L’entaille du risque
Et l’arrêt sur l’image les arbres
Se soulèvent
Dorment de sortir d’ici

Je courbe le malheur
Pour avaler sa fin
Le terme de l’hiver revenu
La saison de le dire

Parce qu’aujourd’hui
C’est comme ailleurs
Entre les averses

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